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Mes Joyeusetés

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vendredi 29 juin 2007

Camarades

Vous viendrez des profondeurs

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mercredi 27 juin 2007

Rien

Rien au cours d'une interminable journée, des feuilles dans la voix, piquées de trous.

Une voisine au rateau mélancolique dans la cour griffe le sable des pensées.

La vie, je la caressais, murène, avec des doigts trop bien huilés.

Qu'on prenne mes peintures et mes écrits, le cher répertoire ! Qu'on fasse un grand feu de mes émois, de mes climats !

Elle, que je tenais comme une bible ouverte, dort auprès d'un autre sans conscience, un amateur fait mouche dans un paradis à bon marché. Et grapille ses mensonges fades faisant d'un chiffon son drapeau.

Elle retenant son souffle, cornant mes idéaux. Saura-t-il suspendre la violence ou la misère à ces barreaux dont parle chaque amoureuse déçue ?

Le regard en ruisseau dira-t-elle au retour : j'ai pris des vacances, il a fait beau ?

Allons ! Toi qui brûles, tais-toi ! Distribue l'automne et ses miroirs !

Avec une once de dédain pour t'affubler comme elle et garder le secret d'amour non monnayable.

Papeete, la sortie des boîtes.

dimanche 24 juin 2007

Petite brute

Deux ou trois couleurs dans la méprise, fantômes n'y ajoutez pas la confession indispensable à la survie du poème. Je l'avouerais volontiers : quand j'aime je joue avec le temps, je gagne un pays qui n'est pas compté, où tout est équilibre inquiétant.

Tu vois. Tu sais : Du sel sur des anémones, des papillons au drapeau noir. Je plante un figuier qui te panique, toi qui aimes me caresser pour y voir clair hors des fontaines qui t'ont donné ce parfum cher.

Petite brute qui confonds parfois le bleu le vert, l'amour veut rompre tous les liens, l'amour veut clore le propos.

La plus belle étreinte n'a que faire du règlement des jours, de la prescription des docteurs. Elle suppose une victoire sur la laideur, bien sûr, il en était question au pensionnat. Et aujourd'hui avec moi pour longtemps tu vis dans un buisson.

Je me souviens à présent : On voyageait sur un bateau au col de cygne, d'île en île, à la recherche de la fameuse toison d'or. L'azur toujours, rien que l'azur - jusqu'à la chute dans un petit atoll à l'air bonhomme. Tu riais.

Ce temps est révolu. Tu ris toujours, tu portes des bottines achetées chez un Italien. Tu as un passeport et je te déshabille un peu trop rapidement parce que j'admire le complot de tes ongles tatouant ma peau caricaturale.

samedi 23 juin 2007

Nuit

Nuit je te veux, dit-elle. Nuit à truelle pleine qui dégouline un peu. Nuit comme la jeunesse qui gifle un homme sans s'informer du jeu.

Le hasard est femelle ou n'est pas : Je découvre tout ton attirail sous le lit comme on découvre un écureuil dans l'arbre des ancêtres à l'heure où l'on ne croit plus en rien ni en personne. Que lui dire ? J'adore les énigmes ? J'ai la lune dans mon moteur ?

Savoir, vouloir, il ne suffit pas d'oser. Il faut se taire aussi, écrire une fable, un poème, et puis dormir sur du corail sanglant avec le souvenir d'une touffe fertile.

Pour honorer leurs dieux de sable, elles glapissent les copines qu'on invite à boire sur le port. Et au Papeava Gérard les fait valser comme à Chambord dans l'escalier à la célèbre hélice. On frotte une allumette, misérable épaisseur de noix.

Que reste-t-il, qu'y a-t-il à prouver en chavirant au beau milieu des indifférents qui sont légion ? Je suis l'escroc, le fantôme de Cook, la souris blanche. L'air égaré je rentre chez moi. Tu es là, mon amour, comme une anguille dans le bocal d'eau-de-vie.

Dessin Simon, 1990 (carton volé à Aute)

Les pros qui protègent les artistes

vendredi 22 juin 2007

la mode

et la démago

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sans titre

Reviennent les carillons, l'été dans le regard, la danse au bout des doigts, les phrases charnelles : Il y a du vice quand tu joues avec mon genou, lorsqu'une fourmi emporte un bout de peau.

Loterie femelle la roue tourne, on redouble d'attention pour enregistrer les frasques et puis on oublie tout. Dans la foule des prétendants il n'y aura qu'un seul élu - celui qui à chaque métaphore crache : est-ce mon dieu, est-ce mon frère, je ne sais, je ne connais personne dans ce rêve éveillé du labyrinthe, mes brûlures datent d'une étoile lointaine et brève.

Il est trop tard pour distinguer le je du tu. On ne peut que chiffrer les pertes le soir, à Moorea, quand les rats grignotent ton coeur.

Reviens ! petite volonté, minuscule joujou ! Sur le deck dans la baie nous regretterons notre méprise.

N'être qu'à toi ! Il sont merveilleux ces mots qu'on prononce en jetant des pages, en écoutant rire le feu.

Bien sûr tu as du culot, tu as confiance en ma tristesse et ma hargne. Je t'ai offert un kiosque - tu en as fait une fontaine où les requins se replient. C'est un stratagème : collier de dents, remède à ton ennui.

jeudi 21 juin 2007

boxe

et conscience

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mercredi 20 juin 2007

réflexion matinale

après le vote

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mardi 19 juin 2007

samedi 16 juin 2007

déjeuner rue de la Gascogne dans l'île

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lundi 18 juin 2007

calme

hanches

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dimanche 17 juin 2007

mèls

la suite à la clé

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vendredi 15 juin 2007

en cachette

béryl

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jeudi 14 juin 2007

animation

réelle

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lundi 11 juin 2007

commentaire

tahitien

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samedi 9 juin 2007

pas de nouvelles

à comprendre

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jeudi 7 juin 2007

Lettre à ma fille aînée

à propos de sa soeur Margot, handicapée mentale (qu'ils disent)

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mardi 5 juin 2007

Loulou

dans la cabane

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lundi 4 juin 2007

allumette

Iphigénie torride

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dimanche 3 juin 2007

peinture

de nouveau

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