Deux ou trois couleurs dans la méprise, fantômes n'y ajoutez pas la confession indispensable à la survie du poème. Je l'avouerais volontiers : quand j'aime je joue avec le temps, je gagne un pays qui n'est pas compté, où tout est équilibre inquiétant.

Tu vois. Tu sais : Du sel sur des anémones, des papillons au drapeau noir. Je plante un figuier qui te panique, toi qui aimes me caresser pour y voir clair hors des fontaines qui t'ont donné ce parfum cher.

Petite brute qui confonds parfois le bleu le vert, l'amour veut rompre tous les liens, l'amour veut clore le propos.

La plus belle étreinte n'a que faire du règlement des jours, de la prescription des docteurs. Elle suppose une victoire sur la laideur, bien sûr, il en était question au pensionnat. Et aujourd'hui avec moi pour longtemps tu vis dans un buisson.

Je me souviens à présent : On voyageait sur un bateau au col de cygne, d'île en île, à la recherche de la fameuse toison d'or. L'azur toujours, rien que l'azur - jusqu'à la chute dans un petit atoll à l'air bonhomme. Tu riais.

Ce temps est révolu. Tu ris toujours, tu portes des bottines achetées chez un Italien. Tu as un passeport et je te déshabille un peu trop rapidement parce que j'admire le complot de tes ongles tatouant ma peau caricaturale.