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Mes Joyeusetés

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mardi 30 mars 2010

détail poétique

Qui oserait divulguer aux profanes les mystères de Cérès et les rites pieux institués dans la Samothrace ?....Ovide avait très bien parlé. Je lui rends hommage. Mais nous sommes passés à la civilisation du cul consommable. Pas d'espoir de retour à l'érotisme et à l'art d'aimer. Andromède est devenue une actrice porno.Je ne veux pas épiloguer contre le soleil et la pluie. Attendons.

samedi 27 mars 2010

j'ai attaqué un nouveau recueil

Je t’ai lassée en bousculant ton sein



en faisant je ne me souviens plus du lieu de l’escalier

de l’hélice forcément double et des vapeurs de suie

tu discutais monades et moi je n’avais dans l’œil qu’un sous-entendu de baume

sur tes hanches voire un peu d’huile parfumée à la chien

dans le creux de ta main glisser quelques messages

à fort magnétisme érotisme et ce qu’on imagine

venant de beaucoup plus loin que les remords

d’encore plus loin que ces carnages dans la glace

où la promenade s’inspire d’une fonte des morts de chagrin

qui saignent toujours ce n’était pas prévu

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lundi 22 mars 2010

la seule

femme qui me botte

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dimanche 21 mars 2010

la menace

Il faut savoir gérer la menace, ça on ne l'apprend pas du tout dans les institutions, et c'est logique. L'institution prétend à une conscience collective. Tout ça est formaté. Les déviants sont relativement rares, on les éjecte, comme si, dans le fantasme, on les abandonnait à leur triste sort. C'est ensuite, à partir de la déviance, la fameuse discussion entre Kit Carson et Buck John. L'un prétend à l'anarchie positive, il croit se récupérer sur n'importe quoi n'importe quand, et l'autre est dans l'anarchie méditative, il croit à un ordre sous-jacent, à une loi secrète. C'est finalement mieux que le dialogue entre Socrate et Platon, non ?

vendredi 19 mars 2010

question subtemporelle

Il n'est pas impossible que j'existe, il n'est pas impossible que je sois mort déjà, il n'est pas impossible que je n'en verrai pas la fin, que mes couteaux, mes beaux couteaux deviennent des totems pour impuissants, que mon geste favori, celui d'élever mes deux mains jointes à la hauteur d'un visage de femme et de signer de mon nom et de la lettre oméga le plaisir d'avoir quelques amis qui ont le droit de caresser ma barbichette, que tout cela crée une sorte de religion de l'inutilité de tout. Il n'est pas impossible que ma barque polynésienne attachée à un cocotier devienne prétexte à philosophie et à connerie universitaire. Il est même sûr que faute de m'avoir humilié en public, le pouvoir futur, au lieu d'imprimer un numéro sur le bras d'un invité à l'hôtel d'Auschwitz comme on le fait dans les bals populaires, arrivera à tatouer les selles de tout un chacun afin que tout soit en ordre. En attendant dansons.

jeudi 11 mars 2010

J'aime quand

un journaliste dit : sans transition...on sait qu'il va dire une immense connerie.

humour

Tes seins pluvieux tes bras tendres

tes sautes de folle compagnie qui ignorent le pourquoi du comment

Enfin tu as prétendu venir de la Suifun et des oiseaux moqueurs qui ont tout appris à Mozart

Je ne peux me venger de toi même si tu as tué mon cheval par mégarde

même si je ne suis pas dupe

même si grâce à toi les frontières de l’Inde se retrouvent en Pologne et Hongrie

même si tu compares un chien à un tigre

Avec toi Kant serait devenu philosophe et Diogène marchand de glaces

tu ne sais pas comment affronter la steppe de Kulunda sinon en slip

on en reparlera

avec des ciseaux et des poings

dans la senteur du sexe et l’invasion des canards mandarins

ce ne sont pas des canards exigeants : ils veulent simplement un peu de luxe

seras-tu généreuse ?

rere

On parle d’habitudes j’ignore ce que ça signifie
il m’est arrivé d’avoir un visage épouvanté
navigateur solitaire mais peuplé de cris de chouettes
je veux dire au fond là où le soupçon du vécu a été interrompu
et la mort est devenue citoyenne des chandelles purificatrices

mes couilles ont connu quelques anses paisibles s’agissait-il

de repousser un ennemi invisible ou d’inventer
une sorte d’éclair sans propriété une sorte de voyoucratie coléoptère

quelque chose de l’ordre des cachettes utiles

des sept jours où les petits poignets d’une femme évidemment rencontrée par hasard crient aux menottes et donc au bonheur

Ils sont venus tuer les oiseaux, les mésanges et hurler



je fus un fugitif réclamant un fouet

Tu étais divine avec tes veines bleues je crus au mariage je m’interrogeais sur ce bruit



à l’aube dans le sable et ces cailloux de feu il n’y avait en fait

qu’une sorte d’étonnement à tes hanches

un désir de photographe et de gueux villageois

Sur la rive du Ienisseï j’inventai une histoire : il était question de fées et de mystère

Je ne sais pas combien de fois tu as joui

mercredi 10 mars 2010

encore

Comme une pelote de ciels qui se dévide
une chasse réservée mais sûre avec toute une philosophie
ses étriers beaucoup de tentatives d’accès kaolins
pirate de gaieté et comme on le sait espiègle
je n’aurai pas la modestie de stopper les oiseaux de passage
ceux qui sentent l’huître et le danger des femmes qui font petits bateaux et langue de forêt

on ne peut faire rugissement après des cris
c’est dans la mémoire c’est cabanes et couteaux
nous prendrons position dans la neige impeccablement dans des îles impossibles aux finales rustiques
ainsi promontoire ainsi des chèvres-filles
il n’y aura plus de capitaines ni de rois
assez de buissons ou zasidkis
assez de traces pour vanter notre perte

J’ai un flanc traversé je suis une montagne
il y aura des oreillers sur la frontière
ce que la mort décide ne me regarde pas

qu’elle puisse prétendre aux robes blanches et aux troupeaux
au cul aux grognements aux balises précieuses
voici mon visage celui d’un assassin un poète en fait
le reste sera murmure longtemps sera chasse privée

mardi 9 mars 2010

des escrocs

et des imposteurs

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lundi 8 mars 2010

des trucs bizarres

que je reçois

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J'ai lu quelques livres

ivres bien sûr

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dimanche 7 mars 2010

saumon

et pas d'élevage

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samedi 6 mars 2010

Daniel Lacomme

Poids du merle

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remarque

éducative

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vendredi 5 mars 2010

un vrai poète

Samuel Rosenstock

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Je vous le livre en secret

La plus belle musique a été inspirée à la fois par la colère et la modestie. Et si j'allais plus loin : par la singerie, je veux dire le génie des singes. Mais là je crains d'aborder la pédagogie.

quand on est bourrés

et cependant lucides

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détail

les voleurs de chevaux

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jeudi 4 mars 2010

le malentendu

J'ai trop frictionné d'épaules, de dos, trop baguetté la mort avec l'idée fondamentale, l'idée de la puissance des arbres, de leur tronc. Trop ruiné les pièges du pouvoir, du faux-pouvoir ( je ne parle même pas des mots), au nom d'une délicatesse qui défie les pierres du régime, trop conversé avec les martres et les putois joyeux, trop détruit les habitudes - mais il fallait aussitôt partir. Le seul ennemi de l'homme c'est évidemment l'homme. Que sait-il des rapports amoureux entre la vache et le tigre ? Ou le cerf et la cavale, à moins d'avoir vécu hors des trappes, hors des sentiers battus. L'obsession des tueurs c'est celle du nez sur le sol, celle des fosses où l'on peut garder silence : car le crime est systématiquement pardonné. Voilà.

Nous n'irons plus au bois

les tigres sont couchés

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mercredi 3 mars 2010

l'aristocratie

et ses bonheurs

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mardi 2 mars 2010

Malheur utile

J'avais du mal à saisir ses hanches, ayant pratiqué les lionnes, et il est vrai qu'elle était plutôt du genre feuillage et méditation. Je m'aperçus que ma bouteille d'alcool avait drôlement décliné, je me dis qu'il manquait un poil à mon propos, un poil important. Car j'avais occulté les gelées arctiques et l'âme des disparus ne me servait pas d'excuse. Au fond je pouvais avoir l'air d'un imposteur. Mon arc était trop conséquent, mes flèches trop primitives. Et à quoi ça sert, tout ça ? J'avais machinalement remis le grain de sa peau en liberté, mais s'en rendait-elle compte ? Non évidemment. On confond toujours les paroles d'introduction avec le pouvoir de la lune et des vieilles sympathies avec l'alcool, autrement dit l'initiation. Par expérience je me mis à traîner la jambe gauche, et elle ne put s'empêcher de me dire : excusez-moi. Je me suis dit : s'il y a eu des érudits dans ce coin, vont-ils se remettre à écrire ? Il faudrait d'abord rire, et là...Et comme j'ajoutais : votre corps est un bouchon, je sentis une sorte de réticence à flotter dans l'espace.

oui

on poursuit pour le plaisir

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lundi 1 mars 2010

récits toujours

Je cherchais un être d'élite à Pogibi et ce fut une femme. Je la découvris derrière un tas de charbon en train de se couper les ongles des doigts et des pieds avec une lame florentine, tout en gémissant. Connais-tu, lui dis-je, le Cap Maria. Elle acquiesça avec un sourire ironique. Je connais aussi l'île Jonas et les baleines sucrées. Pourquoi sucrées ? Mystère. Elle ne voulait pas d'argent, c'était seulement pour le plaisir. Pourtant le lendemain, au départ, je la trouvai froide. Elle m'avoua ensuite qu'elle m'avait pris pour un touriste, et, s'étant aperçu de son erreur, avait peur de se retrouver dans une histoire de karma et d'amour. Pas de risque, lui répondis-je, je ne mange même pas les brochets. Cela la fit rire. Cependant surgit un étrange bonhomme, beau mais sans aucun tact, qui voulut me poser des questions sur ce que je pensais de la vie, de la mort, du pays, bref. Je mis du temps à l'éloigner. C'est mon père, me dit-elle, c'est un vendeur de bulbes et d'icônes, il s'appelle Karachnikov. Fort bien. Encore un épuisé du monde religieux, me dis-je, mis sur des rails impossibles par les croyants Nicolas, Makari et Sylveste, et qui finissait par douter d'édifier la maison de Dieu pour devenir un simple soldat. Ne travaillant qu'à la hache d'Onor, d'ailleurs, la pire pour tuer tout le monde.