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Mes Joyeusetés

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samedi 23 octobre 2010

petite mise au point

la question n'est pas de savoir

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jeudi 14 octobre 2010

chanson (fin)

Tous :

On le disait mythomane c’est un pauvre fou

Avec des manies de tout petit voyou

On le disait élégant et parfois chic

Il n’est qu’un jardinier plus ou moins alcoolique

Qui veut se faire passer pour un baron

Et pas des moindres (bis)

On le disait extravagant c’est un imposteur

Qui veut ressusciter notre cher Münchausen

Notre idole notre baron notre seigneur

Il n’est qu’un jardinier pas très zen

Qui profane une tombe et ira en prison

Et pas à plaindre (bis)

Plaindre, plaindre…ce vieux fou

Geindre, geindre…

Oindre, oindre…

mercredi 13 octobre 2010

chanson (10)

Lui :

Marta nous sommes des gens d’un autre temps

Même si nous connaissons la bohème et les dimensions de notre lit

Et la pente douce qui mène aux pissenlits

Nous n’avons pas peur d’avoir le cœur impuissant

Nous n’avons peur de rien et surtout pas de la gangrène

Elle :

Tu as la voix un peu monocorde mais non sans charme

Tu es précieux, soigné, tu as soif d’abondance

À la victoire de Samothrace tu préfères la simple violette de Parme

mardi 12 octobre 2010

chanson (9)

Du haut des cieux j’aperçois

Marta en tailleur gris avec dans les mains une ombrelle

Qui avait appartenu à St François

Du temps où il mangeait des nids d’hirondelles—

Il y avait la Chine mais aussi l’Hôtel Continental

Où Madame de Sévigné écrivait en cuisine avec son art féroce

Ainsi qu’un avocat qu’on mange à cette sauce :

Ni préambule, ni épilogue, rien que des lettres

Et des programmes de théâtre et des concerts

Rien que la fatigue la bonne fatigue



De la navigation où l’on se trouve à mille lieues

De la civilisation et des esthètes — Qu’on se le dise

Un clavecin ne remplacera jamais une simple vocalise



Ni une canne le crayon bleu d’un maréchal amoureux

D’un soleil rhénan salué chapeau bas

Tout en ingurgitant du rhum et des babas

Sans vergogne avec beaucoup d’attention pourtant

Pour le duel de monsieur D’Artagnan




Et à Paris je faisais d’une boite à chaussures une boîte à lettres

		

lundi 11 octobre 2010

chanson (8)

Je me propose d’attirer votre attention



Sur ma mort capable de faire oublier ma personne

Je n’ai pas écrit de lettre de regrets rien qu’un éloge

De la jeunesse et pardonnez-moi si j’ai l’air bien démodé—

Ai-je été aussi aride, inquiet, malheureux que vous le dîtes ?

Toutes sortes de gens : joueurs de golf, pique-assiette, pianistes



M’ont applaudi quand j’enjambais l’appui de la fenêtre

Pour rejoindre Aristide Bruant à Montmartre

Pour faire un aller-retour d’un week-end dans le futur

Et délirer debout au quartier latin en soixante-huit

Sur une poubelle avec Monsieur Jean-Paul Sartre

C’est idiot j’avais la nausée j’ai pris la fuite

J’ai pris la tangente et puis un mur

J’ai pris rendez-vous chez un dentiste

Qui savait qu’un temps je fus pianiste



Et fier de l’être



Comme si rien n’avait

D’importance

chanson (7)

Si vous y tenez je suis un homme

Aussi ordinaire qu’une lanterne de la rue

Je joue au billard le soir des poules fécondent les boules

J’ai des agendas plein d’espoir des photos de rues

On n’y voit que des paumes de mains ou de pieds nues

Des cloches qui mettent la gomme

Je divorce, je me remarie, je sue

J’ouvre les placards de la romance

Je vous dis à la première heure de l’après-midi que je regrette

D’être aussi frais et aussi proche de l’enfance —

J’ai prévu Naples, Athènes, Chypre et ses fenêtres

Pour dormir à l’ombre exquise des bazars

Vous pouvez faire une expertise

C’est bien la signature de Saint Mathieu sur cette lettre

C’est bien un autographe de Jésus dans ce fourbis

Celui-ci est d’un habitant de Sienne ou de Florence je ne sais plus

Pendant les vacances j’ai toujours des fourmis dans les jambes

Et des éléphants dans mes pensées

		

dimanche 10 octobre 2010

chanson (6)

Goethe fait l’amour le matin

Comme nous nus sur des patins

Comme la lady D. à Windsor

Là-bas on s’en souvient encore

Et Beethoven prétend qu’il faut être intelligent

Pour être sourd aux plaintes de certains instruments

Qui jalousent le haut-bois et le cor d’harmonie

Et refuser de l’argent qui ne retourne pas au fleuve

Pour nous bercer dans notre lit

Ce lit fait de cailloux et de rêves

D’idées neuves aussitôt vieillies

Comme si rien n’avait

D’importance


































Nous avons invité les grenouilles de Karlsruhe

Et les bleus papillons de Guyane pour notre mariage à Venise

En gondole nous mangerons des fruits confits



Et les curés en dévotion auront la colique



À force de délirer dans les églises

Et de faire comme des paons la roue

En t’appelant on ne sait pourquoi Marie-Louise



Le roi de Patagonie sera là il faudra récurer les canaux

Pour éviter les morsures des tourteaux

Et le Kremlin et ses moustiques

Vêtus comme l’as de pique

Marions-nous marions-nous !

Échangeons les anneaux !

Comme si rien n’avait

D’importance




Hier encore le ciel était d’encre et nous étions à Rome

Je ne tuais personne j’arrachais simplement les pages

Une à une du livre des morts tibétain elles s’envolaient

Pour devenir colombes dans la coupole de l’opéra Garnier

Et à Paris je revivais la Saint-Barthélemy

Sur un canapé semé d’épis d’or

Où Marta me confiait sa chevelure et ses pensées

Une épingle tombait on l’entendait Du haut des gradins d’Epidaure

Et Euripide se plaignait

D’avoir encore saigné du nez

		

vendredi 8 octobre 2010

chanson (5)

Je m’appelle Hieronymus

	Appelez-moi papyrus

Je vais souvent sur les bords du Nil



Pour écrire à cheval sur un crocodile

Les frasques de Néfertiti

Et sur la venue prochaine chez nous de E.T

On me prend pour le sonneur de gong

À cause d’une moustach’ très longue

Et une obstination à jouer au mah-jong

Dans mon château avec le Prince de Galles

Qui collectionne les mygales

Et invente des martingales

Pour le plaisir (bis)

À la guerre on ne s’ennuie jamais

On flirte avec des sagaies

Ou des obus balancés de droite à gauche

Chaque seconde est un diamant une fleur qui tombe à pile

Une histoire de lune peinte et de soleil agile

Une déclaration bref une vendange

Dont on ne connaîtra sans doute pas le fruit



Un poing crevé dans une poche

Qui d’un poète fait un ange

Et d’un bourgeois un déconfit

Tous :

Que serait la paix oui que serait la paix sans la guerre

Et que serait la mort sans la santé

Ou plutôt la vie sans la beauté

Et sans les théâtres subventionnés



Sans les libraires et sans la volupté

D’un brin de paille dans l’étable

Et d’un baiser sur la joue d’un lépreux

Quand toutes sortes de fantômes errent

Quand on dit non et qu’on est malheureux



Il faut mettre le soleil à notre table

Et trouver la sagesse dans l’œil d’un hibou

Mettre la lune dans nos pantoufles pour dire oui je veux

Voir fleurir la rose timide de l’amour

jeudi 7 octobre 2010

chanson (4)

Les autres :




Il pianote sur une marche



Il parle à Noé nu sur son arche



Il se rend souvent sur la lune

A la recherche de quelque rune



Prendre le frais rédiger son courrier

Avec Platon, Diogène et Vaillant-Couturier

Recompter les habitants de la terre

Il est gardien de cimetière

Il est joyeux luron il rajeunit au fil des guerres

Il donne du souci aux notaires



Il est l’insolent il est l’obscène

Sacripant l‘odieux metteur en scène

Qui parle de fin et de manière

Pour partir en fumée

Comme si rien n’avait

D’importance





















Lui :

Je m’appelle Hieronymus

Il ne faut pas chercher des puces

Dans ma perruque un peu à la Russe

Je dis toujours la vérité et la vérité

Ça énerve les gens de qualité

Ça dérange le Quai d’Orsay

Et les colonels anglais

Ceux qui font du boudin noir Avec d’ la sciure de comptoir

Les pasteurs les banquiers mais pas

Les marchands de barbe à papa

Ni ceux qui aiment les films de Sam Peckinpah

Roland m’en parlait souvent

Avant de barboter dans un bain d’ sang

Roland de Roncevaux bien sûr

Qui avait bien des soucis d’argent

Il faut des intrigues il faut jouer du cor

Pour plaire à la marquise de Tréport

Mais il faut avoir un beau corps

Pour affronter la nudité des murs

Et des kilos de littérature

Pour chevaucher en direction des Turcs un boulet bien chaud

Et en faire des truites en gelée



Imaginez qui vous viendrait en aide

Si vous arriviez d’Andromède

Pour ramasser des escargots

Et débarquiez dans la ville de Chicago

mercredi 6 octobre 2010

désartre

pratiquement écologique

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chanson (3)

Les autres :

Il s’appelle Hieronymus

C’est un célèbre baron plein d’esprit

De Münchausen puisqu’on vous le dit



De Münchausen et de bien des pays



Il est spécial il fait de la confiture

Avec des idées des gageures

Toujours serein coureur d’aventures


Lui :

Je m’appelle Hieronymus

Et pourquoi pas olibrius

Je suis connu pour mes caprices

On m’attend au pays d’Alice

Je suis le funambule sur un fil

Que je tiens d’une main de l’autre

Me mouchant dans un parchemin

Un train passe je l’attrape au vol

C’est une étoile c’est ça le bol

Un escalier dont l’hélice

Ne conduit qu’à des délices

Parfumés (bis)

lundi 4 octobre 2010

chanson (2)

Le monde est un décor plutôt facile

Nous parlons d’avenir nous en sommes la cible

Entendez-vous ce petit pas léger

Ce souffle habile sur les prés

Des défunts qui viennent assouvir

Leurs besoins de festivité

Ce sont des jeux ce sont des drames

Ce sont des joues ce sont des larmes

Qu’ils veulent voir resurgir

Ce sont les nôtres ce sont ceux

Qui secouent l’âme et puis nous quittent

Comme si rien n’avait

D’importance

Ce sont des plaintes des prières

On parle de musique des sphères

Et d’un message d’en haut

Qui dirait « Courage ! Il suffit d’un mot

Pour trouver la paix et la confiance »

Ce sont des cris de délivrance

Et des sortilèges bruyants

Et surtout l’exil au cœur de l’esprit

Comme une étreinte de nuit

Comme si rien n’avait

D’importance

samedi 2 octobre 2010

chanson (1)

Il ne faut pas s’en faire

Nous les habitants de la Terre

La vie fait son affaire

De nos joies et de nos peines

La vie comme une courtisane nous fait les yeux doux

Et nous nous retrouvons au trou

Sans avoir compris quel jeu on joue



C’est un spectacle c’est un bal

Masqué mais c’est aussi la fourmilière

Détruite dans la marjolaine



Par deux amoureux impatients

C’est le beau château de sable

Là au moins nous sommes fixés

De son peu de longévité



Et le sort à la courte paille

Entre tous les enfants innocents



Pile la pendaison et face nous prenons le thé

Avec une femme parfaitement éclairée

Comme une épaule en vérité

Une rose au lieu du triste gibet

Comme si rien n’avait

D’importance

C’est le bonheur chaud et humide

Ou le malheur sec et aride

L’un ou l’autre sans raison



Figé entre oiseau et poisson



Sinon quelque désir de mystère

De vêtir la mort familière

De quelque neige en la pensée

Silencieuse et méticuleuse

De quelque neige où patiner

Gloire bouffonne ou trop limpide

Aux enjeux trop délicats

Pour cette vie de servitude

Où tout s’efface où tout renaît

Comme si rien n’avait

D’importance

(J'ai une sainte horreur de la rime systématique dans les chansons mais il faut tout de même savoir composer)