samedi 23 octobre 2010
petite mise au point
Par le salé, samedi 23 octobre 2010 à 17:49 :: Divertissement
la question n'est pas de savoir
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samedi 23 octobre 2010
Par le salé, samedi 23 octobre 2010 à 17:49 :: Divertissement
la question n'est pas de savoir
jeudi 14 octobre 2010
Par le salé, jeudi 14 octobre 2010 à 01:09 :: Divertissement
Tous :
On le disait mythomane c’est un pauvre fou
Avec des manies de tout petit voyou
On le disait élégant et parfois chic
Il n’est qu’un jardinier plus ou moins alcoolique
Qui veut se faire passer pour un baron
Et pas des moindres (bis)
On le disait extravagant c’est un imposteur
Qui veut ressusciter notre cher Münchausen
Notre idole notre baron notre seigneur
Il n’est qu’un jardinier pas très zen
Qui profane une tombe et ira en prison
Et pas à plaindre (bis)
Plaindre, plaindre…ce vieux fou
Geindre, geindre…
Oindre, oindre…
mercredi 13 octobre 2010
Par le salé, mercredi 13 octobre 2010 à 05:18 :: Divertissement
Lui :
Marta nous sommes des gens d’un autre temps
Même si nous connaissons la bohème et les dimensions de notre lit
Et la pente douce qui mène aux pissenlits
Nous n’avons pas peur d’avoir le cœur impuissant
Nous n’avons peur de rien et surtout pas de la gangrène
Elle :
Tu as la voix un peu monocorde mais non sans charme
Tu es précieux, soigné, tu as soif d’abondance
À la victoire de Samothrace tu préfères la simple violette de Parme
mardi 12 octobre 2010
Par le salé, mardi 12 octobre 2010 à 16:54 :: Divertissement
Du haut des cieux j’aperçois
Marta en tailleur gris avec dans les mains une ombrelle
Qui avait appartenu à St François
Du temps où il mangeait des nids d’hirondelles—
Il y avait la Chine mais aussi l’Hôtel Continental
Où Madame de Sévigné écrivait en cuisine avec son art féroce
Ainsi qu’un avocat qu’on mange à cette sauce :
Ni préambule, ni épilogue, rien que des lettres
Et des programmes de théâtre et des concerts
Rien que la fatigue la bonne fatigue
De la navigation où l’on se trouve à mille lieues
De la civilisation et des esthètes — Qu’on se le dise
Un clavecin ne remplacera jamais une simple vocalise
Ni une canne le crayon bleu d’un maréchal amoureux
D’un soleil rhénan salué chapeau bas
Tout en ingurgitant du rhum et des babas
Sans vergogne avec beaucoup d’attention pourtant
Pour le duel de monsieur D’Artagnan
Et à Paris je faisais d’une boite à chaussures une boîte à lettres
lundi 11 octobre 2010
Par le salé, lundi 11 octobre 2010 à 14:24 :: Divertissement
Je me propose d’attirer votre attention
Sur ma mort capable de faire oublier ma personne
Je n’ai pas écrit de lettre de regrets rien qu’un éloge
De la jeunesse et pardonnez-moi si j’ai l’air bien démodé—
Ai-je été aussi aride, inquiet, malheureux que vous le dîtes ?
Toutes sortes de gens : joueurs de golf, pique-assiette, pianistes
M’ont applaudi quand j’enjambais l’appui de la fenêtre
Pour rejoindre Aristide Bruant à Montmartre
Pour faire un aller-retour d’un week-end dans le futur
Et délirer debout au quartier latin en soixante-huit
Sur une poubelle avec Monsieur Jean-Paul Sartre
C’est idiot j’avais la nausée j’ai pris la fuite
J’ai pris la tangente et puis un mur
J’ai pris rendez-vous chez un dentiste
Qui savait qu’un temps je fus pianiste
Et fier de l’être
Comme si rien n’avait
D’importance
Par le salé, lundi 11 octobre 2010 à 00:19 :: Divertissement
Si vous y tenez je suis un homme
Aussi ordinaire qu’une lanterne de la rue
Je joue au billard le soir des poules fécondent les boules
J’ai des agendas plein d’espoir des photos de rues
On n’y voit que des paumes de mains ou de pieds nues
Des cloches qui mettent la gomme
Je divorce, je me remarie, je sue
J’ouvre les placards de la romance
Je vous dis à la première heure de l’après-midi que je regrette
D’être aussi frais et aussi proche de l’enfance —
J’ai prévu Naples, Athènes, Chypre et ses fenêtres
Pour dormir à l’ombre exquise des bazars
Vous pouvez faire une expertise
C’est bien la signature de Saint Mathieu sur cette lettre
C’est bien un autographe de Jésus dans ce fourbis
Celui-ci est d’un habitant de Sienne ou de Florence je ne sais plus
Pendant les vacances j’ai toujours des fourmis dans les jambes
Et des éléphants dans mes pensées
dimanche 10 octobre 2010
Par le salé, dimanche 10 octobre 2010 à 13:03 :: Divertissement
Goethe fait l’amour le matin
Comme nous nus sur des patins
Comme la lady D. à Windsor
Là-bas on s’en souvient encore
Et Beethoven prétend qu’il faut être intelligent
Pour être sourd aux plaintes de certains instruments
Qui jalousent le haut-bois et le cor d’harmonie
Et refuser de l’argent qui ne retourne pas au fleuve
Pour nous bercer dans notre lit
Ce lit fait de cailloux et de rêves
D’idées neuves aussitôt vieillies
Comme si rien n’avait
D’importance
Nous avons invité les grenouilles de Karlsruhe
Et les bleus papillons de Guyane pour notre mariage à Venise
En gondole nous mangerons des fruits confits
Et les curés en dévotion auront la colique
À force de délirer dans les églises
Et de faire comme des paons la roue
En t’appelant on ne sait pourquoi Marie-Louise
Le roi de Patagonie sera là il faudra récurer les canaux
Pour éviter les morsures des tourteaux
Et le Kremlin et ses moustiques
Vêtus comme l’as de pique
Marions-nous marions-nous !
Échangeons les anneaux !
Comme si rien n’avait
D’importance
Hier encore le ciel était d’encre et nous étions à Rome
Je ne tuais personne j’arrachais simplement les pages
Une à une du livre des morts tibétain elles s’envolaient
Pour devenir colombes dans la coupole de l’opéra Garnier
Et à Paris je revivais la Saint-Barthélemy
Sur un canapé semé d’épis d’or
Où Marta me confiait sa chevelure et ses pensées
Une épingle tombait on l’entendait
Du haut des gradins d’Epidaure
Et Euripide se plaignait
D’avoir encore saigné du nez
vendredi 8 octobre 2010
Par le salé, vendredi 8 octobre 2010 à 11:06 :: Divertissement
Je m’appelle Hieronymus
Appelez-moi papyrus
Je vais souvent sur les bords du Nil
Pour écrire à cheval sur un crocodile
Les frasques de Néfertiti
Et sur la venue prochaine chez nous de E.T
On me prend pour le sonneur de gong
À cause d’une moustach’ très longue
Et une obstination à jouer au mah-jong
Dans mon château avec le Prince de Galles
Qui collectionne les mygales
Et invente des martingales
Pour le plaisir (bis)
À la guerre on ne s’ennuie jamais
On flirte avec des sagaies
Ou des obus balancés de droite à gauche
Chaque seconde est un diamant une fleur qui tombe à pile
Une histoire de lune peinte et de soleil agile
Une déclaration bref une vendange
Dont on ne connaîtra sans doute pas le fruit
Un poing crevé dans une poche
Qui d’un poète fait un ange
Et d’un bourgeois un déconfit
Tous :
Que serait la paix oui que serait la paix sans la guerre
Et que serait la mort sans la santé
Ou plutôt la vie sans la beauté
Et sans les théâtres subventionnés
Sans les libraires et sans la volupté
D’un brin de paille dans l’étable
Et d’un baiser sur la joue d’un lépreux
Quand toutes sortes de fantômes errent
Quand on dit non et qu’on est malheureux
Il faut mettre le soleil à notre table
Et trouver la sagesse dans l’œil d’un hibou
Mettre la lune dans nos pantoufles pour dire oui je veux
Voir fleurir la rose timide de l’amour
jeudi 7 octobre 2010
Par le salé, jeudi 7 octobre 2010 à 00:44 :: Divertissement
Les autres :
Il pianote sur une marche
Il parle à Noé nu sur son arche
Il se rend souvent sur la lune
A la recherche de quelque rune
Prendre le frais rédiger son courrier
Avec Platon, Diogène et Vaillant-Couturier
Recompter les habitants de la terre
Il est gardien de cimetière
Il est joyeux luron il rajeunit au fil des guerres
Il donne du souci aux notaires
Il est l’insolent il est l’obscène
Sacripant l‘odieux metteur en scène
Qui parle de fin et de manière
Pour partir en fumée
Comme si rien n’avait
D’importance
Lui :
Je m’appelle Hieronymus
Il ne faut pas chercher des puces
Dans ma perruque un peu à la Russe
Je dis toujours la vérité et la vérité
Ça énerve les gens de qualité
Ça dérange le Quai d’Orsay
Et les colonels anglais
Ceux qui font du boudin noir
Avec d’ la sciure de comptoir
Les pasteurs les banquiers mais pas
Les marchands de barbe à papa
Ni ceux qui aiment les films de Sam Peckinpah
Roland m’en parlait souvent
Avant de barboter dans un bain d’ sang
Roland de Roncevaux bien sûr
Qui avait bien des soucis d’argent
Il faut des intrigues il faut jouer du cor
Pour plaire à la marquise de Tréport
Mais il faut avoir un beau corps
Pour affronter la nudité des murs
Et des kilos de littérature
Pour chevaucher en direction des Turcs un boulet bien chaud
Et en faire des truites en gelée
Imaginez qui vous viendrait en aide
Si vous arriviez d’Andromède
Pour ramasser des escargots
Et débarquiez dans la ville de Chicago
mercredi 6 octobre 2010
Par le salé, mercredi 6 octobre 2010 à 13:01 :: Divertissement
pratiquement écologique
Par le salé, mercredi 6 octobre 2010 à 05:18 :: Divertissement
Les autres :
Il s’appelle Hieronymus
C’est un célèbre baron plein d’esprit
De Münchausen puisqu’on vous le dit
De Münchausen et de bien des pays
Il est spécial il fait de la confiture
Avec des idées des gageures
Toujours serein coureur d’aventures
Lui :
Je m’appelle Hieronymus
Et pourquoi pas olibrius
Je suis connu pour mes caprices
On m’attend au pays d’Alice
Je suis le funambule sur un fil
Que je tiens d’une main de l’autre
Me mouchant dans un parchemin
Un train passe je l’attrape au vol
C’est une étoile c’est ça le bol
Un escalier dont l’hélice
Ne conduit qu’à des délices
Parfumés (bis)
lundi 4 octobre 2010
Par le salé, lundi 4 octobre 2010 à 06:32 :: Divertissement
Le monde est un décor plutôt facile
Nous parlons d’avenir nous en sommes la cible
Entendez-vous ce petit pas léger
Ce souffle habile sur les prés
Des défunts qui viennent assouvir
Leurs besoins de festivité
Ce sont des jeux ce sont des drames
Ce sont des joues ce sont des larmes
Qu’ils veulent voir resurgir
Ce sont les nôtres ce sont ceux
Qui secouent l’âme et puis nous quittent
Comme si rien n’avait
D’importance
Ce sont des plaintes des prières
On parle de musique des sphères
Et d’un message d’en haut
Qui dirait « Courage ! Il suffit d’un mot
Pour trouver la paix et la confiance »
Ce sont des cris de délivrance
Et des sortilèges bruyants
Et surtout l’exil au cœur de l’esprit
Comme une étreinte de nuit
Comme si rien n’avait
D’importance
samedi 2 octobre 2010
Par le salé, samedi 2 octobre 2010 à 06:32 :: Divertissement
Il ne faut pas s’en faire
Nous les habitants de la Terre
La vie fait son affaire
De nos joies et de nos peines
La vie comme une courtisane nous fait les yeux doux
Et nous nous retrouvons au trou
Sans avoir compris quel jeu on joue
C’est un spectacle c’est un bal
Masqué mais c’est aussi la fourmilière
Détruite dans la marjolaine
Par deux amoureux impatients
C’est le beau château de sable
Là au moins nous sommes fixés
De son peu de longévité
Et le sort à la courte paille
Entre tous les enfants innocents
Pile la pendaison et face nous prenons le thé
Avec une femme parfaitement éclairée
Comme une épaule en vérité
Une rose au lieu du triste gibet
Comme si rien n’avait
D’importance
C’est le bonheur chaud et humide
Ou le malheur sec et aride
L’un ou l’autre sans raison
Figé entre oiseau et poisson
Sinon quelque désir de mystère
De vêtir la mort familière
De quelque neige en la pensée
Silencieuse et méticuleuse
De quelque neige où patiner
Gloire bouffonne ou trop limpide
Aux enjeux trop délicats
Pour cette vie de servitude
Où tout s’efface où tout renaît
Comme si rien n’avait
D’importance
(J'ai une sainte horreur de la rime systématique dans les chansons mais il faut tout de même savoir composer)