Ce matin je suis encore vêtu de feuilles de 'uru Qui craquent sous le vent et font fuir les mainates Étrangement revenu parmi les vivants Déguisé en faune Et fredonnant je ne sais pourquoi un air de Scriabine Qui attire les insectes qui doivent mourir -

Je pense à te faire encore un cadeau Je ne peux t’approcher les mains vides Même en sang je chercherais quelque présent Puisque Hina la Grande m’encourage à t’enclore Dans la perfection des archétypes dans l’art De semer ce qui me nourrira bientôt Tu pourras m’offrir ton miel Ceci cela dans tes doux replis –

Limbe encore je te parle de ce lobe d’astre Et tu critiques mon amour des couleurs Un peu rapide un peu mentale Ainsi le rouge d’une soie écarlate Qui cherche un peu de ta brusquerie sur un fil Il n’y a pas que ton ignorance qui m’émeut Ton ignorance de ma voile Provocatrice depuis tes seins jusqu’aux épaules Modelées pour l’amitié et tous les pièges

Dans cette aventure tu auras de la chance Je ne peux te trahir qu’en récompensant l’ange Qui parle de testament de miracle liquide Breuvage quotidien maître dans l’art du couple Je suis le voyageur permanent éternel Tu es mon amour vrai ma gemme mon orient

Que vient faire le mot sérail dans le poème de ta bouche S’agit-il de venger la mort d’une sœur très jalouse Et si tu danses je préfère gesticuler comme un oiseau