Alors viens ! assieds-toi sous cette treille dans la mousse Que tu aies peur m’encourage à trouver des mots doux –

Mais il y a le pays puissance végétale Il y a les mœurs particulières comme d’éplucher la peau des pêches Et chacun de nos amis possède un petit grain de folie On cherche à vivre de volupté et de paresse Avec la joie de se séparer du Dieu des livres Avec la courtoisie d’un jeu qui se veut simple

Dénouant des fils invisibles ne pouvant donner Vahine Taina qu’une offrande de lune lourde et pleine Je peux moi dérouler des mots comme en pelote Je te découvre dans un bourdonnement de ruche ardente Je tiens à cette loi intime qui m’enfume Jour après jour récompense presque inavouable Du plus obscur en toi de la douleur des femmes