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Mes Joyeusetés

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samedi 22 septembre 2007

rappel

utile

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dimanche 16 septembre 2007

décalés

toujours

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jeudi 13 septembre 2007

peintres pitres

mais pas autant qu'on croit

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mardi 11 septembre 2007

Instrument

Je vois danser les arbres qui n'ont pas de religion
Dans l'anarchie du quotidien je pose d'épais sourcils sur le mystère
J'épouse ton dos tatoué, je dompte un instrument
Ce sera encore la triomphale anecdote qui sert d'alibi à notre amour
La paresse, l'humour comme on se gargarise.
Ailleurs, dans un verger, on se délivre de la jalousie et de la fièvre
Mais nous sans clés, sans cadenas, sans les pas d'une horloge
Nous n'avons aucun épouvantail à exhiber
Peut-être un chevalet, une guitare
Et ton râle qui attire les chats
Vagabondage empoisonné.

vendredi 7 septembre 2007

extraits de TARAVANA IN LOVE (épuisé)

Matinale fresque Au mépris du journal local Quand passent sur le front de mer Les filles aux frais taina Ce lourd muguet local porte-bonheur Qui chasse le fiu le spleen Avec ce parfum éminemment sexuel Totalitaire car il n’est pas question D’alphabétiser l’émotion brute Comme pour un cheval un arc-en-ciel Il m’en faut trois dans la journée De la même génération sensible - L’urgence est là de dénoncer Encore les faux prophètes Pour que l’honneur d’engendrer soit sauf Pour que le silence soit un cri Breveté par ce con d’Einstein Le temps des limaces est venu Tu dis que ça colle Je le crains petite

              &

Jamais le temps Bouffe tes écorces L’amour je vois ses ravages sur tes seins Magie en exil Reprends cette cire simple Ce savoir ancien Est-ce déraisonner que de défendre Ce qui n’a pas de prix L’incendie et non l’excrément parfait De la conscience - Comme je les connais ce centre Et ce pourtour océaniens Ce ventre fier coco Douleur inhospitalière Tue vas-y massacre Machette d’harmonie Je serai toujours là pour te bénir Toi la presque canaque Toi la géante la bestiale Toi que j’appelle Mahadeva À cause de la légende Du côté du lac Kokonor

             &

Oublie ce pauvre piège Tu peux gueuler tu peux jouir Tu ne peux accoucher d’un trésor Si tu t’exprimes dans un style À la bourre à la va-vite Comme un mataf de merde Voici non pas des fleurs mais des rustines Je mords ta lèvre de caoutchouc glacé Joie du risque-tout – Qui a cru à cette farce Ici aussi la misère surnage Comme un pneu dans la Papeava Va le dire au pouvoir À ceux qui ont construit Des palais des mairies à la Walt Disney Nous ne sommes pas des nains Unipèdes encore moins Pour plaire aux touristes — Toi de ma race Prépare doucement le feu

              &

Tu as du culot Tu poses ton cul Pas besoin de chaise Sur la natte comme sur l’éternel lagon Or sur jade Je ne peux ni te contredire ni Te compromettre avec des mots Par respect pour ton taura Proférer son nom sa menace Ferait trembler les virus Dans ce monde de la mort injectée Pour le fric dans la seringue Chez le petit peuple – Je ferai de ta peau ma pensée Meurtre de farine Toi ma mère toi mon nourrisson Toi que j’ai méritée peut-être À cause de cet œil turquoise Erreur dit-on ou héritage D’une maladie étrange Qui faisait dormir les sorciers Et se prosterner les rois

              &

À trop miser sur la fièvre Le poème ne parle plus Les feux s’éteignent tout d’un coup Moteurs de miracles Plus de pickpockets Dans la cendre ou la vision D’une présence dans le vert Mouche géante venue des étoiles — Combat de coqs si je parie je gagne De quoi satisfaire les gosses Sorte de retour à l’ordre Qui ramène la folie des genres Au rythme d’un ruisseau Ce sang qui a fait couler Sinon beaucoup d’encre au moins Définitivement La barque divine

               &

Le plus dur c’est de rendre Correctement les sons Que dire de plus que Tumo Sur les alcools d’une naissance Sur les fontaines de la mort Je te parle d’un sanglier d’un requin Toi tes jambes nouées à mon cou Sans aucune lubricité – J’aurais aimé te capturer Te mouler dans un tissu Trempé de médecines douces Au lieu que fervente Tu mangeais déjà les mangues En rêvant avec confiance Je plante le ti du marae Je dis au vent Que grâce à lui Les bannières glorieuses claquent

                 &

Océan parfait Au goût de câpres Comme le vrai fafaru Encore faut-il déchiffrer La souffrance au ras des vagues Si l’écume mène le monde Encore faut-il savoir marcher sur l’eau — Le guerrier désire-t-il la paix Le sage mange-t-il toujours de la terre Avant de pénétrer la femme Dessiner le grand cercle Mourir encore une fois — Toi ta mémoire est prête Tu peux tendre tes titis Faire mousser la bière Dans le sillage exact du grand requin Nageuse de combat

                &

Prière combien longue Dans le goût des coings Dans l’examen de midi pile Tu passes à l’as pirogue Mon doux cercueil ma douce peau Belle ambition de n’être pas L’eau de la pluie qui bout La prose jamais assez crue dans l’assiette Depuis que les taxes existent Dans la boulange des Hakkas Dans les tissus du Prince Hinoï Tous les idiots sont en cure — Prends tout ton temps n’aie crainte Je te suivrai dans tous tes crimes Rien que pour Ta chevelure poissée de sang Ce cher palan où je m’encorde Quand les tambours font renaître la nuit Patience proverbiale des rois Toujours à nous porter garants De ton délire ô femme Fruit de lune

                    &

Je suis à jour dans ma tragédie Dans mon roman du marche ou crève Ma jouissance est la tienne De sucre et de sel Comme du po’e depuis les taina fragiles Fille sans bagages sinon des bruits de mer Dialogue je ne peux te clore Il me faudrait douter du rêve De l’échelle en direction de mars Femelle tu n’avais d’abord Que ma sueur pour preuve De la solennité des merveilleux fantômes Venus presser tes seins S’ils ont faim de toi c’est par pure courtoisie — Je connais tes pouvoirs de cantatrice Tu aboies souvent siffles du ventre Il s’agit d’une envie de coudre Tu couronnes ma queue de ton cul artiste Tu me joues tu me têtes tu signes Mon arrêt de mort pour que je vive Au-delà de la cécité Tu fêtes mon retour je t’offre un œuf On l’a dit je suis fou je suis ton père

mardi 4 septembre 2007

Je sais

folie lucide

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Préface mienne

au recueil Tabu mon royaume (2001, épuisé)

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dimanche 2 septembre 2007

poème à T.Hörsting

Ne cherche plus de preuves ont-elles jamais existé A l’heure des coqs désireux d’écailles pourpres A l’heure de vanter le mérite des marcheuses De franchir le guet à la barbe des hommes Doigts en éventail sur du corail coupant Libre de ces images qu’affectionnent les poètes Indécent trousseau tu n’imagines pas le temps qu’il faut pour découvrir un gisement
Reviens reprends abandonnée trop tôt la pose Tu affichais de l’insolence et encore plus qu’une énigme grossière sur le sable noir Comme du linge qui sèche comme une pomme de pin Long désir délire somnambule Je t’offrais des écrins des bijoux arbitraires Aujourd’hui ton regard est celui d’un chien de rue qui revient épuisé du centre de la Terre Il faudrait des aimants il faudrait des symboles Pour que je puisse fatiguer ton corps Pour que j’épuise la bonté à tes fontaines
Je touche enfin au fameux interdit Les tiki font les comptes la tête lourde Sans beaucoup de talent j’ai de la chance Courte échelle sur la vengeance sur l’oubli
Qui voudra m’accuser de capture mondaine D’avoir noué des fils hors du sommeil D’avoir interverti de nobles étiquettes D’avoir mordu à l’hameçon des idéaux
Ne cherche plus de la pensée quand l’œil court Sur les charniers où avouer c’est moi c’est nous C’est notre dette et c’est notre innocence Comme de dire humain l’animal du zoo Comme d’aimer les odeurs intermédiaires
Reviens tais-toi que je te cerne lourde A rêver d’épousailles au milieu des fruits blets Tu peux dormir et t’installer dans ma brouette En désœuvrée toujours que je renifle Livrée au scandale d’un jour éblouissant Prenant ta fesse d’esquimaude pour ma joue

(in Tabu mon royaume, épuisé)

samedi 1 septembre 2007

trop

Dans Moorea, l’île sœur, à chasser l’escargot je me surprends. Ecœuré j’ai quitté la ville. J’ai trop boxé, trop soulevé les seins des filles pour ne découvrir qu’un puits sans fond. Si l’on fredonne quand ma main tâtonne dans le sable, quand j’applique une paume sur du sang chaud, réclamant seulement le silence et comme une ébauche de religion naïve, alors je panique, je cherche un escalier qui conduit au ciel des ivrognes, papillon noir et bleu. Il est trop tôt pour adopter un idiot, enfant de ma propre mort. Trop tard pour isoler un instrument, nettoyer la plaie qui grandit comme une fleur tropicale dans l’indifférence indigène ainsi qu’une chevelure se nourrit d’un totem. A présent il fait beau. Sur le rivage, sous les pins de fer, des femmes pêchent vêtues d’un simple soutien-gorge, leurs gros enfants moulinant le vide. L’une d’entre elles me sourit, que je crois connaître, ayant jadis épinglé les pieuvres. Beau visage, oubliant la volupté, tu me guéris sans le savoir d’un mal où ma petitesse en découd avec mon orgueil.

(in Tabu mon royaume, épuisé)

vendredi 31 août 2007

coupable

oeuf à la Cook

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jeudi 30 août 2007

spirale

Il y a soudain le désir d'un vocabulaire neuf, très crû, avec l'apparition de la sueur face aux roses de porcelaine qui surprennent toujours les amateurs d'objets rares. Et pour fariner d'amitié ce qui demeure d'une épaule après l'amour, tout lyrisme épuisé.
Des mots d'aventure, des mots d'aucun métier, celui de vivre mis à part. D'aucune chambre indiquée sur les guides pour touristes espérant des meubles un grand soupir de soulagement lorsqu'ils se couchent.
Nous n'avons que la spirale comme figure du temps qui passe et un arbre pour nous écouter parfaire une oeuvre commencée autour d'un feu de brousse : Tu m'as bien tourmenté, tu t'es payé ma tête.
Plus tard j'ai donné dans la magie, je t'ai acheté au lieu d'une couronne un serpent. Son élégance : était-ce un piège, une leçon ?
Mais d'une étrangeté une autre bien plus concrète a surgi qui demandait à détruire les temples, les églises, les pagodes, et à t'injecter, au nom de l'esprit, un antidote.
La religion a ses bizarreries, ses maladies. Je te lave de tout soupçon, tu es une innocente. Tes dents sont mes totems, ta peau est mon dessert - ne tenant pas à conclure, après un cri très immodeste, notre dialogue avec des marrons froids, du lait déjà tourné.
"Sans rancune !.. A bientôt !.. Okay, alors !"
Pirateries, fadaises débitées sur le port de Papeete sur le compte d'un vieux poète amoureux d'une fille très folle qui a la danse de saint-guy.

mercredi 29 août 2007

fond de cuve

Des après-midi de chiens jaunes à fuir comme la peste, sans aucune aventure possible sinon deux mains dressées en guise de fenêtre sur un ciel blet. Et plus prosaïquement un mort sur le trottoir.
Tahitiens, je m'accroche à vos chants gutturaux pour ne pas sombrer dans le malheur, disposant de si peu de temps pour apprécier à sa juste valeur ce fond de cuve : mémoire ou bien simple besoin de maquerelle, selon l'angle de vue.
Que dire de ma bonté ? Qu'elle est dépressive, qu'elle offre tout un orchestre en pâture aux requins : ils ne demandaient les bougres qu'un doigt bagué de frais.
Il faut être réglo ! affirme un légionnaire cloué au comptoir du Taina. J'ai une fille dans la poche, une autre sur mon chameau.
Petites, délirez ! J'attends avec une morgue de collégien que klaxonnent les cinq heures du soir - et que descende de sa Rolls Moïse épluchant ses bananes.
O mes ailes !

mardi 28 août 2007

Un pacte

Un pacte sans alphabet, caresse fragile : Perles ou larmes dans une corbeille de fruits.
Sous la nappe une lettre inachevée avec une écriture de chat qui dit Darling ! à un autre. Toutes sortes de comédies pour faire croire qu'on est vivants, en pleine santé.
Je n'ai pas voulu te dénuder sous les canisses, il y avait trop de musique dans ton ventre pour mon savoir, pour le pinceau qui est mon instrument de chirurgie.
Caméléon ou infirmière, l'avenir dira quel argument il te fallait opposer à mon règne, un goût pour les albums, un malaise peut-être à t'avouer complice d'un rapt.
Excès de courtoisie, tabac après l'amour - déjà me clouait dans mon enfance un regard de chien profond. Pirogue calcinée. Femelle ma divine.

lundi 23 juillet 2007

Nuit

Je chantonne

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mercredi 4 juillet 2007

Diane frivole

Diane frivole, à l'affût des modes, tu demandes beaucoup, tu veux les clés du monde libertin quand déjà sonne le glas dans tous les cerveaux.

Chantonnant l'amour, cette pluie fidèle, simple historiette consommée sans date sinon celle de ma mise à mort.

Diane des faux-pas, Diane des fuites, tu prends le téléphone pour composer au hasard un numéro, tu brailles comme un ours, tu te chamailles pour faire d'un sentiment une breloque, pour assaisonner n'importe quel bétail à la nuit tombée.

Là où je vais tu ne mourras pas de froid, même sans manteau en zibeline, même sans armoiries, sans blason.

Lutteuse ou pas, dévoreuse d'ail ou d'oignon, experte à jouir un instant d'un doux asticot.

Là ou je vis pour un temps encore, idiot de croire en la jeunesse, de compter jusqu'à 3 pour respecter la valse où Dieu m'invite avec ses yeux de mouche.

lundi 2 juillet 2007

Si..au démineur pas si distrait que ça

Si mon amour ne peut vaincre ton amour du vide, alors à quoi bon ce poème

A quoi bon bousculer des molécules moites, en faire un cocktail de week-end où tu t'asseoiras en séchant une larme avec ton joli paréo noir et blanc

Tu les verras danser sur mon cadavre et religieusement te léguer mes mors, mes étriers

Peut-être en souvenir de notre volupté, de mon ventre posé sur l'océan comme un clocher

Tu traverseras la jungle des villes en chantant pour te prouver au fond que la tristesse est ton emploi

Après ma mort je te protégerai, tu verras qu'un grillon dans tes veines s'obstine à vaincre ta terreur, à nettoyer le pont d'un ferry crasseux et excentrique

J'ai abandonné tes bagages sur un quai fréquenté par des requins en liesse

Un cor de postillon joue du Mozart : il était comme moi un modeste employé de la voirie

mercredi 27 juin 2007

Rien

Rien au cours d'une interminable journée, des feuilles dans la voix, piquées de trous.

Une voisine au rateau mélancolique dans la cour griffe le sable des pensées.

La vie, je la caressais, murène, avec des doigts trop bien huilés.

Qu'on prenne mes peintures et mes écrits, le cher répertoire ! Qu'on fasse un grand feu de mes émois, de mes climats !

Elle, que je tenais comme une bible ouverte, dort auprès d'un autre sans conscience, un amateur fait mouche dans un paradis à bon marché. Et grapille ses mensonges fades faisant d'un chiffon son drapeau.

Elle retenant son souffle, cornant mes idéaux. Saura-t-il suspendre la violence ou la misère à ces barreaux dont parle chaque amoureuse déçue ?

Le regard en ruisseau dira-t-elle au retour : j'ai pris des vacances, il a fait beau ?

Allons ! Toi qui brûles, tais-toi ! Distribue l'automne et ses miroirs !

Avec une once de dédain pour t'affubler comme elle et garder le secret d'amour non monnayable.

Papeete, la sortie des boîtes.

dimanche 24 juin 2007

Petite brute

Deux ou trois couleurs dans la méprise, fantômes n'y ajoutez pas la confession indispensable à la survie du poème. Je l'avouerais volontiers : quand j'aime je joue avec le temps, je gagne un pays qui n'est pas compté, où tout est équilibre inquiétant.

Tu vois. Tu sais : Du sel sur des anémones, des papillons au drapeau noir. Je plante un figuier qui te panique, toi qui aimes me caresser pour y voir clair hors des fontaines qui t'ont donné ce parfum cher.

Petite brute qui confonds parfois le bleu le vert, l'amour veut rompre tous les liens, l'amour veut clore le propos.

La plus belle étreinte n'a que faire du règlement des jours, de la prescription des docteurs. Elle suppose une victoire sur la laideur, bien sûr, il en était question au pensionnat. Et aujourd'hui avec moi pour longtemps tu vis dans un buisson.

Je me souviens à présent : On voyageait sur un bateau au col de cygne, d'île en île, à la recherche de la fameuse toison d'or. L'azur toujours, rien que l'azur - jusqu'à la chute dans un petit atoll à l'air bonhomme. Tu riais.

Ce temps est révolu. Tu ris toujours, tu portes des bottines achetées chez un Italien. Tu as un passeport et je te déshabille un peu trop rapidement parce que j'admire le complot de tes ongles tatouant ma peau caricaturale.

samedi 23 juin 2007

Nuit

Nuit je te veux, dit-elle. Nuit à truelle pleine qui dégouline un peu. Nuit comme la jeunesse qui gifle un homme sans s'informer du jeu.

Le hasard est femelle ou n'est pas : Je découvre tout ton attirail sous le lit comme on découvre un écureuil dans l'arbre des ancêtres à l'heure où l'on ne croit plus en rien ni en personne. Que lui dire ? J'adore les énigmes ? J'ai la lune dans mon moteur ?

Savoir, vouloir, il ne suffit pas d'oser. Il faut se taire aussi, écrire une fable, un poème, et puis dormir sur du corail sanglant avec le souvenir d'une touffe fertile.

Pour honorer leurs dieux de sable, elles glapissent les copines qu'on invite à boire sur le port. Et au Papeava Gérard les fait valser comme à Chambord dans l'escalier à la célèbre hélice. On frotte une allumette, misérable épaisseur de noix.

Que reste-t-il, qu'y a-t-il à prouver en chavirant au beau milieu des indifférents qui sont légion ? Je suis l'escroc, le fantôme de Cook, la souris blanche. L'air égaré je rentre chez moi. Tu es là, mon amour, comme une anguille dans le bocal d'eau-de-vie.

Dessin Simon, 1990 (carton volé à Aute)

Les pros qui protègent les artistes

vendredi 22 juin 2007

sans titre

Reviennent les carillons, l'été dans le regard, la danse au bout des doigts, les phrases charnelles : Il y a du vice quand tu joues avec mon genou, lorsqu'une fourmi emporte un bout de peau.

Loterie femelle la roue tourne, on redouble d'attention pour enregistrer les frasques et puis on oublie tout. Dans la foule des prétendants il n'y aura qu'un seul élu - celui qui à chaque métaphore crache : est-ce mon dieu, est-ce mon frère, je ne sais, je ne connais personne dans ce rêve éveillé du labyrinthe, mes brûlures datent d'une étoile lointaine et brève.

Il est trop tard pour distinguer le je du tu. On ne peut que chiffrer les pertes le soir, à Moorea, quand les rats grignotent ton coeur.

Reviens ! petite volonté, minuscule joujou ! Sur le deck dans la baie nous regretterons notre méprise.

N'être qu'à toi ! Il sont merveilleux ces mots qu'on prononce en jetant des pages, en écoutant rire le feu.

Bien sûr tu as du culot, tu as confiance en ma tristesse et ma hargne. Je t'ai offert un kiosque - tu en as fait une fontaine où les requins se replient. C'est un stratagème : collier de dents, remède à ton ennui.

dimanche 10 décembre 2006

L'odyssée tahitienne

extraits

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